L'au revoir du militant François Hollande

Publié le par Equipe Terra Nova

L'arrivée de François Hollande vers 10h30 était attendue par tous les journalistes présents à La Rochelle.




Les Universités d'été s'achèvent. Tandis que tous les militants attendent le dernier discours de François Hollande, en tant que Premier secrétaire, aux Universités d'été. Son arrivée a suscité un intérêt médiatique inédit au cours de ce long week-end. On attend de lui qu'il apaise bien des doutes lors de son discours.


Morceaux choisis :

Son introduction humoristique est très applaudie par les militants. Il déclare « rester un militant socialiste ». Il demande à ceux qui veulent accéder au poste de premier secrétaire d'être « le meilleur des militants socialistes ».  

Il dit sa fierté du travail qu'il a accompli, derrière Lionel Jospin et dans l'opposition:

« Le parti socialiste n'est pas un fleuve tranquille, il y a plusieurs rivière et même des torrents ». [Rires de la salle.]

Il prend sa part de responsabilité une première fois « J'assume défaites et victoire » [Applaudissements] et ajoute astucieusement: « les égos c'est toujours les autres jamais soi-même »

L'appel à l'unité de François Hollande est très applaudi. A propos des petites phrases il indique : « Le PS est inaudible, mais moi je l'entends trop ».

Il évoque ensuite les victoires et les défaites vécues pendant son mandat et précisant que lors des dernières élections municipales, « Nicolas Sarkozy [les avait aidé] aidé ». [Applaudissements nourris]. Il adresse ensuite une petite pique aux autres forces politiques: "Le centre est une indétermination, l'extrême gauche une protestation » [Applaudissements]. Puis, à propos de la situation économique, il s'indigne de l'imprudent optimisme du gouvernement lorsqu'il s'agissait de minimiser la crise financière en début d'année.

Ensuite, passant à la politique étrangère, François Hollande condamne  « l'unilatéralisme » américain, le « mépris » du Parti Communiste Chinois pour les droits de l'homme et « l'agression russe » contre la Géorgie.

Il veut que le PS renforce l'Europe et sa diplomatie. Il critique l'invitation faite à  Bachar El Assad lors de la dernière cérémonie du 14 juillet, puis les  atermoiements de Nicolas Sarkozy quant à sa présence lors de la cérémonie d'ouverture des JO et enfin son attitude ambivalente concernant le Dalaï-lama. Il critique également la folle prétention du président qui pensait résoudre seul le conflit géorgien. Sur l'Afghanistan, il indique que la mort de 10 soldats français pose la question de l'engagement de la France.


Puis, il évoque les élections américaines: La victoire de Barack Obama serait une bonne nouvelle pour les Etats-Unis et pour le monde, indique t-il. Ironiquement, il ne lui apporte pas son soutien pour ne pas le gêner. [Applaudissements torrentiels et prolongés. ]


Il salue, le nouveau mode de financement retenu pour le RSA, comme étant une victoire de la gauche. [Applaudissements nourris]. Il dénonce ensuite le bouclier fiscal sous les huées de la foule.

Il s'indigne également de l'instauration de nouvelles taxes et en propose une plus efficace sur « les déplacements de Nicolas Sarkozy ». [Rires.]

Il dénonce ensuite la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, la gestion des flux migratoire et le scandale des prisons en France sous les applaudissements du public.



Il souhaite que le PS établisse trois priorités :


1ère priorité : un projet économique cohérent: une modulation de l'impôt sur les sociétés, un soutien au PME innovantes... Il veut encourager les investissements dans tous les secteurs innovants et écologiques.


2e priorité : le pouvoir d'achat des français. Il veut relever la prime pour l'emploi (PPE) et appliquer véritablement le chèque transport, toujours refusé par les patrons malgré le vote de la loi.


3e priorité : la préparation de l'avenir : François Hollande veut plus d'investissement dans l'éducation, la petite enfance, la recherche.


Il insiste sur le fait qu'on ne peut pas préparer l'avenir avec un endettement trop important : Pour rétablir l'équilibre des finances, les cadeaux fiscaux aux plus favorisés doivent être supprimés [applaudissements].


Il annonce fièrement : « Nous ne voulons pas soutenir les perdants, nous voulons que tout le monde soit gagnant » [Longs applaudissements]


Il assume sa part dans « la fausse route » qu'a parfois connu le PS ses dernières années et insiste sur le nécessaire rassemblement de la gauche. Il pense que, chacun avec ses sensibilités, doit envisager la possibilité d'un programme commun de la gauche, à la suite des forums de l'alternative, rassemblant le PS, les Verts et le PC ». [Applaudissements]


"Il faut un parti socialiste fort, mais également des partenaires forts pour remporter l'élection présidentielle", ajoute t-il.


Il aborde la question de la LCR: elle a changé de nom, mais pas de logique, de visage ou de stratégie. L'enjeu pour le NPA, c'est la lutte, pas l'alternative. Elle ne propose aucun débouché. Il critique avec ironie les idées d'Olivier Besanscenot, qui propose de tout faire sans que ce soit applicable. La différence de notre parti avec le NPA, c'est que "le PS doit proposer un projet cohérent pour proposer une alternative crédible à la tête de l'Etat".


Il ajoute qu'il faut « avoir confiance en qui nous sommes » : Le PS doit travailler. Pas « travailler plus », mais « travailler mieux », et travailler tous, ensemble. Le PS compte de nombreux ténors mais il en refuse la présidentialisation.


Le premier secrétaire indique que le PS peut-être fiers de ses membres: Il rassemble presque 200 000 militants, selon les années. Il faut accepter tous les militants sans prendre les nouveaux de haut, ajoute t-il.

Il précise, acclamé, que le PS compte le mouvement de jeune le plus dynamique de toutes les organisations politiques.


Il insiste sur le fait que l'on en demande toujours plus à la gauche qu'à la droite et qu'il juge cela normal : Nous devons être plus éthiques, plus modernes que les autres. L'union est nécessaire et possible. Le PS a réussi à s'unir autour d'une même déclaration de principe, grâce au travail d'Alain Bergougnoux.


"La droite a peut-être pris des experts au PS : Ceux de l'opportunisme."

François Hollande indique que le PS dispose d'une force vive militante, des intellectuels qui nous stimulent. Il manque au PS une cohérence, une clarté dans les réponses et une plus grande modernité de nos pratiques. C'est l'enjeu du congrès.


Il indique que le PS doit prendre acte des institutions françaises : Le fait présidentiel est là, on peut le regretter mais c'est un fait. Le PS doit le comprendre sans pour autant tomber dans la présidentialisation du PS.


Il veut transmettre le témoin des exigences nécessaires du PS. Mais il est confiant, car ce sont les militants qui vont décider par leur vote. Ils feront leur choix en liberté, et en fonction de l'intérêt général du PS et des français. Ce sera un choix en cohérence avec l'histoire du PS.


Il conclut, ému « Je crois chers amis en votre lucidité, en votre responsabilité. J'ai deux choses à vous dire. «Merci, merci pour tout » et « A demain ! Au combat, à l'offensive, au service des français » ». [Longs applaudissements.]


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Mouais 02/09/2008 01:01

bof, ça reste un gros looser

Jerry 02/09/2008 00:41

On aura beau dire, il était quand même très fort le François. Quelle ambiance! Quelle folie! personne au PS à part lui n'est capable de faire ça.