Billets

Dimanche 31 août 2008
L'arrivée de François Hollande vers 10h30 était attendue par tous les journalistes présents à La Rochelle.




Les Universités d'été s'achèvent. Tandis que tous les militants attendent le dernier discours de François Hollande, en tant que Premier secrétaire, aux Universités d'été. Son arrivée a suscité un intérêt médiatique inédit au cours de ce long week-end. On attend de lui qu'il apaise bien des doutes lors de son discours.


Morceaux choisis :

Son introduction humoristique est très applaudie par les militants. Il déclare « rester un militant socialiste ». Il demande à ceux qui veulent accéder au poste de premier secrétaire d'être « le meilleur des militants socialistes ».  

Il dit sa fierté du travail qu'il a accompli, derrière Lionel Jospin et dans l'opposition:

« Le parti socialiste n'est pas un fleuve tranquille, il y a plusieurs rivière et même des torrents ». [Rires de la salle.]

Il prend sa part de responsabilité une première fois « J'assume défaites et victoire » [Applaudissements] et ajoute astucieusement: « les égos c'est toujours les autres jamais soi-même »

L'appel à l'unité de François Hollande est très applaudi. A propos des petites phrases il indique : « Le PS est inaudible, mais moi je l'entends trop ».

Il évoque ensuite les victoires et les défaites vécues pendant son mandat et précisant que lors des dernières élections municipales, « Nicolas Sarkozy [les avait aidé] aidé ». [Applaudissements nourris]. Il adresse ensuite une petite pique aux autres forces politiques: "Le centre est une indétermination, l'extrême gauche une protestation » [Applaudissements]. Puis, à propos de la situation économique, il s'indigne de l'imprudent optimisme du gouvernement lorsqu'il s'agissait de minimiser la crise financière en début d'année.

Ensuite, passant à la politique étrangère, François Hollande condamne  « l'unilatéralisme » américain, le « mépris » du Parti Communiste Chinois pour les droits de l'homme et « l'agression russe » contre la Géorgie.

Il veut que le PS renforce l'Europe et sa diplomatie. Il critique l'invitation faite à  Bachar El Assad lors de la dernière cérémonie du 14 juillet, puis les  atermoiements de Nicolas Sarkozy quant à sa présence lors de la cérémonie d'ouverture des JO et enfin son attitude ambivalente concernant le Dalaï-lama. Il critique également la folle prétention du président qui pensait résoudre seul le conflit géorgien. Sur l'Afghanistan, il indique que la mort de 10 soldats français pose la question de l'engagement de la France.


Puis, il évoque les élections américaines: La victoire de Barack Obama serait une bonne nouvelle pour les Etats-Unis et pour le monde, indique t-il. Ironiquement, il ne lui apporte pas son soutien pour ne pas le gêner. [Applaudissements torrentiels et prolongés. ]


Il salue, le nouveau mode de financement retenu pour le RSA, comme étant une victoire de la gauche. [Applaudissements nourris]. Il dénonce ensuite le bouclier fiscal sous les huées de la foule.

Il s'indigne également de l'instauration de nouvelles taxes et en propose une plus efficace sur « les déplacements de Nicolas Sarkozy ». [Rires.]

Il dénonce ensuite la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy, la gestion des flux migratoire et le scandale des prisons en France sous les applaudissements du public.



Il souhaite que le PS établisse trois priorités :


1ère priorité : un projet économique cohérent: une modulation de l'impôt sur les sociétés, un soutien au PME innovantes... Il veut encourager les investissements dans tous les secteurs innovants et écologiques.


2e priorité : le pouvoir d'achat des français. Il veut relever la prime pour l'emploi (PPE) et appliquer véritablement le chèque transport, toujours refusé par les patrons malgré le vote de la loi.


3e priorité : la préparation de l'avenir : François Hollande veut plus d'investissement dans l'éducation, la petite enfance, la recherche.


Il insiste sur le fait qu'on ne peut pas préparer l'avenir avec un endettement trop important : Pour rétablir l'équilibre des finances, les cadeaux fiscaux aux plus favorisés doivent être supprimés [applaudissements].


Il annonce fièrement : « Nous ne voulons pas soutenir les perdants, nous voulons que tout le monde soit gagnant » [Longs applaudissements]


Il assume sa part dans « la fausse route » qu'a parfois connu le PS ses dernières années et insiste sur le nécessaire rassemblement de la gauche. Il pense que, chacun avec ses sensibilités, doit envisager la possibilité d'un programme commun de la gauche, à la suite des forums de l'alternative, rassemblant le PS, les Verts et le PC ». [Applaudissements]


"Il faut un parti socialiste fort, mais également des partenaires forts pour remporter l'élection présidentielle", ajoute t-il.


Il aborde la question de la LCR: elle a changé de nom, mais pas de logique, de visage ou de stratégie. L'enjeu pour le NPA, c'est la lutte, pas l'alternative. Elle ne propose aucun débouché. Il critique avec ironie les idées d'Olivier Besanscenot, qui propose de tout faire sans que ce soit applicable. La différence de notre parti avec le NPA, c'est que "le PS doit proposer un projet cohérent pour proposer une alternative crédible à la tête de l'Etat".


Il ajoute qu'il faut « avoir confiance en qui nous sommes » : Le PS doit travailler. Pas « travailler plus », mais « travailler mieux », et travailler tous, ensemble. Le PS compte de nombreux ténors mais il en refuse la présidentialisation.


Le premier secrétaire indique que le PS peut-être fiers de ses membres: Il rassemble presque 200 000 militants, selon les années. Il faut accepter tous les militants sans prendre les nouveaux de haut, ajoute t-il.

Il précise, acclamé, que le PS compte le mouvement de jeune le plus dynamique de toutes les organisations politiques.


Il insiste sur le fait que l'on en demande toujours plus à la gauche qu'à la droite et qu'il juge cela normal : Nous devons être plus éthiques, plus modernes que les autres. L'union est nécessaire et possible. Le PS a réussi à s'unir autour d'une même déclaration de principe, grâce au travail d'Alain Bergougnoux.


"La droite a peut-être pris des experts au PS : Ceux de l'opportunisme."

François Hollande indique que le PS dispose d'une force vive militante, des intellectuels qui nous stimulent. Il manque au PS une cohérence, une clarté dans les réponses et une plus grande modernité de nos pratiques. C'est l'enjeu du congrès.


Il indique que le PS doit prendre acte des institutions françaises : Le fait présidentiel est là, on peut le regretter mais c'est un fait. Le PS doit le comprendre sans pour autant tomber dans la présidentialisation du PS.


Il veut transmettre le témoin des exigences nécessaires du PS. Mais il est confiant, car ce sont les militants qui vont décider par leur vote. Ils feront leur choix en liberté, et en fonction de l'intérêt général du PS et des français. Ce sera un choix en cohérence avec l'histoire du PS.


Il conclut, ému « Je crois chers amis en votre lucidité, en votre responsabilité. J'ai deux choses à vous dire. «Merci, merci pour tout » et « A demain ! Au combat, à l'offensive, au service des français » ». [Longs applaudissements.]


Par Equipe Terra Nova
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Dimanche 31 août 2008


Il a 26 ans et il occupe par intérim la poste de Premier Secrétaire fédéral du parti socialiste, dans le Loiret. Baptiste Chapuis s'attarde aux stands de terra nova et discute avec les militants. Immédiatement, il essaye de mettre à l'aise ses interlocuteurs, un peu impressionnés par son titre. " Je ne le suis pas vraiment, je n'ai pas encore été élu, j'ai simplement bénéficié de la démission de mon prédécesseur. Je pourrais vraiment m'attribuer le titre lorsque j'aurai remporté l'élection aux suffrages des militants".

Il raconte humblement et franchement le parcours qui l'a conduit à ce poste : « J'ai été à l'UNL (Union nationale des Lycéen) depuis 16 ans, puis délégué de l'UNL, membre du MJS et enfin au parti socialiste ». Son ancrage local constitue l'une de ses forces : « Je suis allé à l'école, au collège et au lycée à Orléans. C'est également dans cette ville que j'ai fait mes études de droit ».


Il a travaillé avec Jean-Pierre Sueur, ancien maire d'Orléans et à nouveau candidat lors des élections municipales en 2008 : « J'étais son directeur de campagne. Au tout début, on était plutôt pessimiste : même si le bilan du maire sortant (de droite) n'était pas bon, c'est très rare de battre un élu qui n'a effectué qu'un seul mandat. Les électeurs lui laissent souvent le bénéfice du doute et lui donnent un peu plus de temps pour qu'il puisse mener à bien son projet. On dit souvent que le premier mandat est le plus facile ». Mais « à force de travail, de contact avec les militants, et grâce à un projet de proximité, la sauce a pris petit à petit. Finalement on a perdu de très peu et c'était une très grosse déception ! ».  Il travaille aussi en lien avec la région centre pour avoir une politique locale adaptée au besoin des citoyens.


Il commente avec distance les manœuvres à l'approche du Congrès de Reims. Il explique le contenu de l'assemblée des Premiers Secrétaires fédéraux, samedi matin. « Même si la tension était palpable à l'approche du congrès, on a surtout parlé d'organisation, de règles du jeu ».


Et on peut comprendre pourquoi les représentants socialistes au niveau départemental étaient tendus : Une semaine après le Congrès de Reims, le premier secrétaire sera élu au suffrage des militants...Mais les secrétaires de section et les premiers secrétaires fédéraux seront eux aussi élus au suffrage des militants des sections et des départements.


Une occasion que Baptiste Chapuis voudrait saisir pour être élu et disposer d'une véritable légitimité, celle du vote. A 26 ans, il serait alors le plus jeune secrétaire fédéral du PS.

Par Equipe Terra Nova
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Dimanche 31 août 2008
L'Espace Encan et sa salle de presse se vident.



Les militants font le bilan de ce grand moment de la rentrée politique
.



Les ultimes alliances se nouent.



Les derniers micros se tendent vers les acteurs importants de ces Universités d'été.

 
Par Sélim
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Dimanche 31 août 2008

En marge des Universités d'été de la Rochelle, Terra Nova tenait une conférence « off » à deux pas de l'espace Encan, pour présenter son essai sur les primaires.

 

Compte rendu :

La conférence commence à 18h précise. Michel Rocard, Président du Conseil Scientifique réalise l'introduction. Il explique que Terra Nova est le lieu de réflexion collective qui manquait à la gauche. Réunir des intellectuels dans un lieu d'expertise constitue une donnée indispensable de la rénovation de la gauche et du Parti Socialiste. L'ancien Premier Ministre salue la « colère intellectuelle » d'Olivier Ferrand et la création de cette structure.

Après le discours d'ouverture de Michel Rocard, Matthias Fekl, le rapporteur du groupe prend la parole. Il explique d'abord le fonctionnement du groupe de travail sur le « projet Primaires ». Des chercheurs, fonctionnaires ou encore des hommes politiques de chaque courant se sont réunis pour dialoguer et confronter leurs idées. Les réunions de groupe étaient très sérieuses et malgré de sensibilités politiques différentes des membres au sein du Parti socialiste, le courant a bien pris. Le rapporteur du projet explique ensuite la structure de l'essai. Il comprend trois parties : d'abord une analyse de la sélection du candidat au sein du Parti socialiste, puis une étude du mode de désignation du candidat de la gauche dans différents pays ayant développé des systèmes innovants, et enfin les propositions du rapport.

Olivier Ferrand, Président de Terra Nova et co-président du groupe de travail présente les conclusions de l'essai. La fondation propose deux modes de désignation du candidat aux présidentielles :

- Une primaire « parlementaire » : un leader du parti est désigné dans le Congrès qui suit l'élection présidentielle, et un congrès un an avant l'élection suivante doit lui confirmer son statut de leader.

- Une primaire « présidentielle » : au cours de laquelle le candidat du PS est sélectionné un an avant l'élection dans de grandes primaires, dont le vote est ouvert aux sympathisants.  Le vote pourrait avoir lieu avant l'été, et les universités d'été de la Rochelle tiendraient alors lieu de « convention ».

Aurélie Filippetti confirme la bonne ambiance et le sérieux des groupes de travail. Elle explique à son tour son soutien à l'ouverture aux sympathisants, tout en nuançant certaines analyses, comme celle sur la convention. Elle corrobore les propos d'Olivier Ferrand sur le manque de préparation des Primaires en 2006. Les règles du jeu n'étaient pas fixées à l'avance. En conséquence, chacun des candidats défendaient l'instauration de règles pour des raisons politiques.



 

La salle peut ensuite poser des questions.



 

Gaëtan Gorce, présent dans la salle, et qui avait été l'un des défenseurs du modèle de primaire de type « parlementaire» défend son idée.

A la suite d'une critique du quinquennat, le maire de Marmandes, présent dans la salle et qui avait travaillé sur le sujet, explique les changements nécessaires à son sens, que le quinquennat a établi.

Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère, pose une question sur le financement de la primaire. Matthias Fekl explique que la solution retenue est le financement par les candidats.

Finalement, la salle comble se vide et tout le monde se retrouve dans une ambiance détendue devant le stand Terra Nova à la sortie.

Par Equipe Terra Nova
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Samedi 30 août 2008
  Ce matin se tenait un atelier de présentation des think-tanks du Parti socialiste. Malgré l'horaire matinal (9h30), la salle est pleine. Une vingtaine de militants assistent debout aux réponses d'Olivier Ferrand, Président de Terra Nova - ainsi qu'à celles de ses homologues de la Forge et de la Fondation Jean Jaurès. Rapidement la taille de la salle ne suffit plus et les retardataires ne peuvent plus entrer. La présentation est sobre mais directe.

Les militants sont très intéressés par les objectifs de ces structures : la construction d'un projet à gauche, le fait de faire travailler en commun de chercheurs, des fonctionnaires et des hommes politiques ou personnes issues du monde de l'entreprise plaisent beaucoup aux personnes présentes dans la salle.




A la sortie, les réactions sont très positives mais également exigeantes:

"Le format de Terra Nova est le bon, il faut des réservoirs d'idée au Parti socialiste. Bravo pour votre lancement, maintenant le plus dur reste à faire pour vous".

"Je ne connaissais pas trop le principe des groupes de réflexion politique, j'avoue que j'en avais un peu peur. Je me disais que cela allait ajouter de la division à la division. Je suis rassuré, je crois que vous avez vraiment la possibilité de réaliser du bon boulot".


Certains militants du PS s'inquiètent toutefois de l'externalisation de la production d'idées hors des partis politiques ou redoutent la transformation de Terra Nova en un club élitiste proposant des politiques publiques inapplicables.


Finalement, le dernier retardataire nous a affirmé en s'en allant : "C'était très intéressant. C'est bien que vous veniez à la Rochelle  car créer des idées c'est bien, mais les diffuser et les faire accepter d'abord par les militants, ensuite par les Français c'est mieux. Toutefois, votre structure me semble trop parisienne. Vivement que vous vous développiez en province pour que toutes les idées puissent circuler."

A l'issu de la conférence, Olivier Ferrand répondait à une interview menée par Nicole Bricq, sénatrice de la Seine-et-Marne :


Olivier_Ferrand
envoyé par nbricq
Par Etienne
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Samedi 30 août 2008

Le tour des stands de la Rochelle se poursuit. Rencontre avec les militantes du Parti socialiste européen. Sandrine, Sophie et Cécilia tiennent la table du PSE. On y trouve des Pin's, des badges, et également une mailing list pour recevoir les inscriptions à la newsletter du PSE France. Sandrine et Cécilia travaillent à Bruxelles, elles expliquent que la structure se compose de 25 permanents. Dans la mesure où le PSE obtient son argent en fonction des donations aléatoires des partis socialistes, la structure a dû mal à être davantage visible. Pour bien comprendre, lorsqu'un adhérent d'une section PS est également adhérent du PSE, pas un centime de sa cotisation ne va directement au financement du parti.

Cécilia s'occupe de structurer les militants socialistes européens français, leur envoyer des informations. " Jusqu'à présent, un travail considérable a été fait par Niels, un Allemand très motivé, mais de ce fait, la structure était peu visible en français".

Elle reconnaît d'ailleurs que la barrière de la langue est un obstacle : On communique en anglais, ce qui limite le nombre d'adhérents possibles en France et dans de nombreux pays européens. Autre obstacle : 40% des adhérents du PSE appartiennent à la fédération de Paris en France, ce qui crée un déséquilibre considérable en terme de proportion.

Pourtant, Cécilia ne désespère pas. La rencontre des militants socialistes européens à Vienne fut un énorme succès, un grand lieu d'échange et de compréhension entre socialistes de différents pays. De plus, l'an prochain se tiennent les élections européennes. Une occasion importante de dire aux Français et aux Européens : " Vous ne voulez pas de l'Europe libérale, nous non plus. Mais plutôt que de voter « NON » aux traités, mobilisez-vous plutôt lors de l'élection du Parlement Européen afin d'élire un groupe socialiste fort, car c'est lui qui pourrait mettre en place une véritable politique sociale européenne."

C'est tout ce que l'on souhaite.


Par Etienne
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Vendredi 29 août 2008
Le tour des stands de la Rochelle continue. A côté des livres sur Léo Lagrange se tiennent fièrement les membres d' « égales » qui proposent une contribution thématique. (Cela signifie qu'elle est complètement indépendante des courants). Toutes les générations sont présentes autour de la table.

Des femmes et des hommes tiennent le stand  avec un air amusé. Il faut dire que l'une d'entre eux vient de revenir avec un superbe tablier « La parité, c'est bien », acheté à la boutique du Parti socialiste.

 


L'ainée prend la parole d'un ton direct. Elle insiste sur le renouvellement du combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes et sur ls présence nécessaire dans ce mouvement. Elle est fière d'appartenir à  l'une des premières générations à s'être battue pour l'égalité des droits.


Elle conclut en remarquant : « Avant on disait que l'on pouvait être membre de 7 à 77 ans. Aujourd'hui on a des membres qui ont plus de 90 ans, bientôt 100. Toutes les générations sont les bienvenues ! ». Avant d'être pris en photos, les membres qui tiennent le stand tiennent à accrocher le papier blanc « Contribution des égales »,  à se resserrer et à se réunir, pour bien montrer que ce combat ne s'arrêtera pas.

 


Par Etienne
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Vendredi 29 août 2008

La Rochelle 2008, c'est une ambiance conviviale avec des stands nombreux et divers. Yann Lasnier, présent depuis le matin tient avec un large sourire son stand de livres sur Léo Lagrange. Il a regroupé les meilleurs textes de l'ancien ministre du front populaire.

« On a souvent entendu le nom de Léo Lagrange, car il y a toujours un stade ou un garage qui porte son nom. On oublie trop vite qu'il a été ministre du front populaire et qu'il fut ensuite engagé volontaire au moment de la Seconde guerre mondiale. Il est mort très jeune, à 40 ans. »


Yann Lasnier rappelle également que Léo Lagrange est l'homme qui a concrètement mis en place les congés payés. « Ce n'était que la quatorzième mesure du front populaire à la base. Par exemple, en numéro deux, il fallait installer un garage à vélo dans les usines. »


« Lorsqu'il a réalisé les mesures pour que les congés payés se réalisent, par exemple la baisse de 40% des billets de train, le patron de l'ancêtre de la SNCF lui a dit qu'il allait les mettre en faillite. Au final, jamais ils n'ont fait autant de bénéfice que cette année là ».

Yann Lasnier n'est toutefois pas tourné vers le passé : « Léo Lagrange comprenait les problèmes liés à son époque. A nous de comprendre ceux d'aujourd'hui ».

 

 


Par Etienne
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Vendredi 29 août 2008
Les Universités d'été du PS accueillent une boutique qui vend des articles siglés "Parti socialiste". A côté des traditionnels cendriers, jeux de cartes, et badges figurent des articles plus originaux : le porte-savon « la droite je m'en lave les mains » ou encore l'élégant bracelet « fier d'être socialiste »...

 


Patrick Lafon, responsable de la boutique  du PS, nous confie que « la boutique n'a pas pour objectif de dégager des bénéfices importants. Elle doit d'abord diffuser la marque PS ». Et si les sections du parti réalisent  de petits bénéfices en revendant ces objets, le nouvel objectif de Patrick est ailleurs : « La réactivité doit devenir une préoccupation pour nous », il rêve ainsi d'objets adaptés à la promotion des combats qui font l'actualité...A quand des cendriers «  touche pas à mon ADN » ?

 

 

Par Sélim
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Vendredi 29 août 2008

La question du mode de désignation du candidat de la gauche aux présidentielles est au coeur du débat. Terra Nova y a apporté sa contribution. L'essai de Terra Nova « Pour une primaire à la française », rédigé par Olivier Duhamel et Olivier Ferrand dresse un état des lieux et fait deux propositions.



Jean-Michel Normand évoque dans Le Monde un
« PS en quête de mode d'emploi pour la présidentielle »

Dans son éditorial du 26 août, le même quotidien résume assez bien le débat qui a été lancé :

« [Les militants] doivent-ils désigner, demain, un premier(e) secrétaire ou un(e) présidentiable pour 2012, ou les deux ? La question doit-elle être tranchée dans le seul cadre du PS ou en dépassant ce cadre trop étriqué, grâce à des "primaires" au sein de toute la gauche ? »

L'idée d'ouvrir des primaires à l'ensemble des sympathisants de gauche anime également les interventions des ténors du Parti Socialiste.



Pierre Moscovici, dans une tribune du Monde, reprend l'idée d'un secrétaire du PS non présidentiable et prône l'organisation d'une primaire en 2011.

François Hollande exprime dans Libération son attachement à une désignation interne au PS :

« La désignation du candidat du PS à la présidentielle doit relever de ses adhérents. Sinon, que restera-t-il de l'autorité du PS et de sa capacité à porter un projet collectif ? Mais le maintien de cette règle exige l'ouverture et l'élargissement du PS. »


Ségolène Royal s'exprime à son tour sur la question des primaires dans le Figaro. Elle estime que ce sera aux militants de décider à ce congrès s'il faut élire ou non un premier secrétaire présidentiable.


Le débat est donc lancé ! Il se poursuivra à la Rochelle Samedi 30 août à 18h dans une conférence organisée par Terra Nova avec la participation d'Olivier Ferrand, Aurélie Filippetti, Matthias Fekl et Alain Bergounioux à l' Hôtel Mercure Océanide (quai Louis Prunier, Espace Encan).


On vous attend nombreux !

Par Etienne
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Présentation

Terra Nova couvre les Universités d'été 2008 du Parti Socialiste à La Rochelle.

Résumé, photos, vidéos, off... Vous ne manquerez rien de l'ambiance, qui s'annonce brûlante, à l'heure de la Présidence française du Conseil Européen et à trois mois du Congrès de Reims !

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