Vous pouvez consulter les propositions de Terra Nova pour une primaire à la française !
Nous avons surpris un grand moment de confidences entre Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone que les journalistes n'ont pas laissé passer. Un ingénieur du son tendant sa perche discrètement pour enregistrer leur conciliabule a même été gentiment rappelé à l'ordre.
Nous avons ensuite été en mesure de nous entretenir avec eux pendant quelques instants.
Les Universités d'été
Les Universités sont pour Claude Bartolone, un moment de retrouvailles mais aussi un moment de doute. Il insiste sur le fait que le PS ne doit pas se contenter de ses victoires locales et renoncer à des ambitions nationales. Pour Jean-Christophe Cambadélis, qui est en charge de l'organisation dees Universités, il admet l'existence d'un festival off » qui intéresse des journalistes qui délaissent en majorité le « festival on » des militants.
Des primaires pour la gauche
Jean-Christophe Cambadélis désire un programme commun de la gauche qui serait porté par un candidat plutôt que l'organisation d'un plébiscite autour d'un candidat désigné par le seul PS.
Claude Bartolone pense toutefois, comme Jean-Louis Bianco, que les militants socialistes, devraient conserver le monopole de la désignation du candidat aux présidentielles.
Jean Louis Bianco est calme ce matin. Il se promène comme tous les militants dans le hall de l'espace Encan de la Rochelle. Il consulte avec
intérêt les documentations du stand de la Fondation Jean Jaurès et après un long entretien avec Alain Bergougnoux, il accepte de répondre aux questions de l'équipe du blog Rochelle
2008.
Il nous explique qu'il existe deux universités d'été. celle des ateliers où les responsables et les 3000 militants présents se retrouvent dans une ambiance conviviale pour participer à la rénovation des idées : « c'est l'Université où l'on travaille ». Et puis il y a celle des tractations en coulisse, où certains cherchent à mener des alliances stratégiques à l'approche du Congrès pour renforcer leur poids. L'ancien secrétaire général de l'Elysée critique ce jeu de dupes et assure ne pas y participer car « les militants ne voteront pas pour des alliances sans fondement, uniquement réalisées pour prendre le parti ».
Il donne ensuite sa position sur la question de l'organisation d'une primaire au PS. Il est plutôt pour des primaires ouvertes à toute la gauche, mais tient à nuancer sa position : il y a d'abord le risque que ce soit perçu comme une volonté d'agression par nos partenaires de gauche puis il ajoute que les militants qui sont essentiels pour le Parti socialiste ne doivent pas perdre le privilège de la désignation du candidat aux présidentielles.
Laurent Fabius s'est arrêté pour répondre à nos questions tandis qu'il se dirigeait vers un atelier auquel il devait participer. Il semblait
décontracté et heureux d'être présent à ce rendez-vous des Universités d'été où le contact avec les militants est très facile.
" Y a-t-il encore des idées à gauche ?"
A cette question, l'ancien premier ministre a répondu en déplorant, un manque de réflexion des forces de gauche. Il a ajouté à cela un appel à l'unité à l'heure où "l'échec" de Nicolas Sarkozy
rend l'existence d'une alternative crédible à gauche indispensable.
Des primaires à gauche ?
Laurent Fabius a d'abord précisé qu'il n'avait pas d'idées arrêtées sur la question avant de préciser qu'une primaire ouverte à tous les partis de gauche faisait courir le risque d'un manque de
réserves de voix en faveur du candidat désigné au moment du second tour.
Nous avons obtenu l'interview de Gérard Collomb, maire de Lyon. Sans détour il nous livre ses positions de manière complète et réfléchie.
"Y a-t-il des idées à gauche ?"
Gérard Collomb a répondu à notre question en soulignant la pertinence des think-tanks existant aux côtés du PS (La Fondation Jean Jaurès, Terra Nova...) dans la définition d'un projet
progressiste cohérent.
Une primaire à gauche ?
Gérard Collomb a abordé cette question dans sa contribution. Il insiste sur le fait d'ouvrir les primaires à tous les sympathisants de gauche. Il va plus loin en préconisant une primaire
réunissant toute la gauche.